Art & Photographic History Section

La Section d'l'Histouaithe d'l'Art et d'la Photographie

 

La Société Jersiaise

Art & Photographic History Section

La Section d'l'Histouaithe d'l'Art et d'la Photographie

 

 

Henry W. Sohier

H.W. Sohier was "hautement recommandé pour un buste en médaillon" at the Exposition des Iles de la Manche in 1871

He did the carving of the Royal Arms above the Bailiff's seat in the Royal Court c.1878. It is said that the States paid him £55 for his work, £17 less than he wanted.

His life was touched by scandal, and his book "Jersey Justice" details his problems.

He is arguably one of Jersey's most undeservedly forgotten artists.

 

Bishop Jeune by Sohier
 

Sculpture

Nous avons déjà eu occasion de parler des talents extraordinaires d'un jeune sculpteur Jersiais, M. Sohier, qui depuis quelques années est établi au Canada, où sa reputation est devenue colossale. Nous avons en ce moment sous les yeux une photographie d'un buste en marbre dû au ciseau de notre compatriote, et qui a été l'objet d'une admiration générale dans la ville où cet artiste est établi. Voici ce que nous lisons dans le Montréal Gazette du Samedi 21 Juin — "Nous avons eu hier le plaisir d'inspecter un buste en marbre d'Italie, exécuté par M. Sohier, sculpteur, St. Constant-street, et nous ne faisons qu'exprimer l'opinion d'un grand nombre de connaisseurs qui étaient présents en disant que ce travail fait le plus grand honneur à M. Sohier comme artiste. La ressemblance est excellente, et tous les détails et accessoires sont admirables et exécutés avec talent. M. Sohier est, nous croyons, natif de Guernesey — (c'est une erreur du journaliste, M. Sohier est natif de Jersey) — et a résidé ici plusieurs années, où il s'est occupé surtout d'ornements d'architecture et de monuments, dont des specimens peuvent être vus sur plusieurs de nos monuments publics et dans nos cimitières. Dans une des Expositions Provinciales, M. Sohier présenta un bas-relief représentant l'Innocence, qui attira l'attention et lui valut un prix. Le buste devant nous montre un grand progrès de la part de l'artiste, et vaudra sans doute à M. Sohier le patronage que mérite non seulement sa patiete industrie, mais sa modestie. Ce buste, qui est de grandeur naturelle, est une ressemblance parfaite de Henry Lyman, écr., qui est en ce moment en Europe." — C'est M. Sohier qui, étant encore très jeune, sculpta le Red Lion de Halkett-place et le Lion de Sand-street.

Nouvelle Chronique de Jersey 16/7/1862

 

Bishop Jeune by Sohier

Bishop Jeune

 

"Un prophète n'est jamais honoré dans son pays"

Ce mot de la bouche du Prince des hommes, est aussi vrai aujourd'hui qu'il était le jour où il fut prononcé; et bien que dix-huit siècles aient vu mille changements dans les idées et dans le progrès de la pensée humaine, la vieille verité existe toujours "un prophète n'est pas honoré dans son pays." Un souvenir analogue nous a sauté a l'esprit en parcourant, hier, les colonnes d'un numéro du Devonport Independent dans lequel les éloges les plus flatteurs sont adressés au public anglais en faveur de M. H.-W. Sohier, artiste sculpteur, ci-devant de New Street, St.-Hélier. L'auteur en question commence son article avec ces mots: " It is not so generally known, as the talent deserves, that Devonport has among her residents a gentleman of excellent ability as a sculptor." Cette introduction donne la clef de l'article. En effet, on le sait, notre compatriote malgré tous ses efforts à Jersey il y a quelques années, ne put réussir à vaincre les prejugés de la localité; il ne put obtenir un ordre de faire quelque monument ou statue publique. Quelques-uns de ses intimes amis, il est vrai, eussent voulu en honorant le talent local confier à son ciseau exercé un monument du Major Pierson, mais c'était inutile, Sohier était Jersiais et c'était tout dire. Que pouvait-il enfin connaître à la sculpture? De quelle partie de l'Olympe avait-il reçu l'inspiration du Génie, pour se donner des prétentions aux oeuvres de l'art? Il n'en est pas moins vrai que ce même Sohier, qui, soit dit en passant, s'était tout d'abord créé un nom au Canada, voit actuellement avec plaisir ses talents honorés dans le Devonshire; mais il n'était pas assez bon pour Jersey. Pour nous, ce sont les sculpteurs de Paris qu'il nous faut, témoin "Don" sur la Parade. D'après l'article que nous avons sous les yeux, M. Sohier fait un splendide buste en marbre d'un Capt. Gomm, l'une des célébrités de la ville de Devonport.

Nouvelle Chronique de Jersey 31/10/1888

 

Le Sueur by Sohier

Pierre Le Sueur

 

Chronique de Jersey 17/9/1873

Nous nous sommes fait un devoir de nous rendre, il y a quelques jours, chez M. Henry Sohier, Sculpteur, New-street, où nous avons vu un vrai chef-d'oeuvre sortant des mains de notre compatriote, mieux connu et apprécié en Amérique qu'il ne l'a été jusqu'ici dans son pays natal. M. Sohier dont nous avions admiré le travail à l'Exposition Internationale, de 1871, vient d'achever un travail qui frappe par la beauté de ses lignes et par la douceur de ses contours. C'est le buste du Major Pierson, pris sur une Lithographie, et d'une vérité saisissante. Le buste est en pierre de Portland, mais nous voudrions voir reproduire cette oeuvre dans le marbre impérissable, tel qu'il convient à un génie comme M. Sohier, dont le coup de ciseau frappe si juste et si vari.

C'est ici une bonne occasion pour les Estats de l'île de perpétuer la memoire du jeune héros, dont la mort fournit une si belle page à notre histoire. Ce serait en même temps un encouragemement pour un homme intelligent, un artiste distingué. Nous ne savons si nos membres d'Etats ont vu ce buste, mais nous suggérerions qu'il fût exposé dans la salle des Comités, afin que chacun pût s' assurer de la beauté de ce travail.

Jersey a fait peu pour ses fils ou pour ses bienfaiteurs Elle commence tardivement, il est vrai; à reconnaître, ce qu'a fait pour l'île le général Don sur lequel nos lecteurs trouveront ailleurs une autre notice. Qu' au moins le glorieux Pierson ne soit pas oublié et, puisque l'occasion s'offre que ce soit un jersiais, puisqu' il s'en trouve un, qui fasse mentir l' axiome "nul n'est prophète chez lui."

 

Major Peirson by Sohier

Major Peirson

 

 

Jersey Express, November 26th, 1878.

OUR NATIVE SCULPTOR.

Mr. Sohier, carver, of New-street, has had in hand a piece of carving for the adornment of the interior of the court House. It represents the Royal Arms of Great Britain, carved in oak, and speaks highly to the skill of the carver, whose ability is well known in our midst.

 

Bishop Jeune by Sohier
 

 

Chronique de Jersey, December 24th, 1873

PIERRE LE SUEUR. - Nous avons vu, hier, dans la salle des Comités de la Cohue Royale un buste en pierre Portland, du regretté Pierre Le Sueur, écr., Avocat et Connétable de St.-Hélier. Ce beau travail est dû au ciseau de notre compatriote Henri Sohier, qui, certes, mérite de l' encouragement, Son coup est hardi, et chaque trait, chaque nuance, sont bien indiqués. Le portrait est excellent, quoique grossi et ensemble est très-harmonieux.

 

Bishop Jeune by Sohier
 

 

British Press and Jersey Times, June 9th, 1874.

THE LATE BISHOP JEUNE--We have been favoured with a private view of a bust of the late Bishop of Peterborough, executed in Portland stone by Mr. Sohier, of New-street. The likeness is said by those who were acquainted with his late lordship to be strikingly accurate, the lines and characteristic marks of the face being defined with great clearness and faithfulness.

 

Major Peirson by Sohier

Major Peirson

 

Three busts of Le Sueur, Bishop Jeune, and Major Peirson by Henry W. Sohier

 

On August 20th 1879 a Parish Assembly was held in St. Helier.

Pour prendre en considération une requête adressée au Connétable par un grand nombre de Principaux, le priant de vouloir bien réunir une Assemblée de Paroisse "pour prendre en considération l'achat par ladite paroisse des trois bustes de LE SUEUR, ex-Connétable, l'Evêque JEUNE et le Major PIERSON, lesdits bustes ayant été sculptés par Henry W. Sohier, et depuis quelque temps placés sur l'escalier de l'Hôtel-de-Ville," et en décider.

Une pétition de contribuables et de personnes influentes, avait été adressée ta l'autorité pour que l'Assemblé votât l'achat des trois bustes qui, depuis un certain temps, sont placé dans les passages de l'Hôtel-de-Ville de St.-Hélier. M. le Connétable ayant donné lecture de cette pétition et des noms y attachés, M. le Député Wellman fait un chaleureux appel à la générosité et au patriotisme de l'Assemblée et propose l'achat du buste du Major Pierson, dont la valeur a empêché l'île d'être prise et livrée aux Français. "Sans le Major Pierson, sa valeur et sa conduite héroïque nous serions peut-être Français!" s'écrie le Député de St.-Hélier; - les connaissances, la piété de l'Evêque Jeune qui avait été Doyen de Jersey, font une nécessité pour ses compatriotes de posséder son buste sculpté par un de ses compatriotes aussi. Enfin, le pays ne pourrait voir lui échapper le buste d'un homme dont lui, M. Wellman, a été l'adversaire politique, quoiqu'il admirât profondément le talent et le patriotisme de feu P. Le Sueur. La Reine elle-même n'a-t-elle pas donné des drapeaux à la Milice de Jersey... Alors, pourquoi n'achèterait-on pas les bustes de M. Sohier? - M. le Député Wellman vote pour que l'on achète ces trois bustes.

M. Jewell, avec un oeil aux affaires, demande quel est le prix mis à ces bustes? - £100, - lui répond un membre de l'Assemblée. Alors satisfait, M. Jewell seconde la proposition de M. Wellman.

M. J.T. Du Jardin, tout en louant les talents de M. H.-W. Sohier et la mémoire de ceux dont il a sculpté les traits, croit que l'Assemblée n'a pas le droit de voter des fonds pour pareil emploi; il faut se rappeler le feu d'artifices; il préférerait qu'on fit une souscription publique et lui-même donnerait sa petite part; puis on pourrait les offrir à la paroisse.

M. Ph. Binet, père, de Broad Street, allègue que la paroisse a le droit de disposer de ses fonds, comme elle l'entend. Les feux d'artifice s'en sont allés en fumée... et les fonds aussi; ici, c'est une question de patriotisme et d'encouragement à l'égard d'un artiste-né. M. Sohier est né et a été élevé à Jersey et est reconnu par tous comme un artiste dont le talent n'a pas été encouragé. Dans sa position, M. Sohier a besoin qu'on lui aide; c'est à ses concitoyens à lui tendre une main secourable.

Après une conversation entre les membres sur le peu de probabilité que les Etats fassent quelque chose à propos de ces bustes, il est décidé de ne pas s'adresser à ce corps, mais de voter les fonds demandés, ce que l'Assemblée fait à la presqu'unanimité.

Nouvelle Chronique de Jersey 23/8/1879

 

Bishop Jeune by Sohier
 

 

Busts of local celebrities

The Constable read a petition signed by a considerable number of ratepayers requesting the purchase of the busts of Mr. Le Sueur, Bishop Jeune, and Major Pierson. They had been executed by Mr. Henry W. Sohier who had obtained permission to place them upon the landing of the Town-Hall, where they had been for some time past.

Deputy WELLMAN made an appeal to the generosity and patriotism of his hearers and proposed the purchase of the busts. the subjects of the three busts represented patriotism, loyalty, and learning. The latter virtue had found a noble representative in Bishop Jeune, who was for some time Dean of Jersey. Although he had been opposed to him in political opinions, Mr. Le Sueur was in the highest degree worthy of honour as a devoted patriot. After alluding to the intrepid valour of Major Pierson, the speaker mentioned as an additional reason for the purchase of the busts, the presentation of colours by Her Majesty to the South Regiment, R.J.M.

Mr. S. JEWELL inquired the price of the busts, and having been iformed the sum demanded was £100, seconded Mr. wellman's proposition and expressed a hope that the parish would encourage the talent of one of its sons.

Mr. J.T. DU JARDIN while praising the talents of the sculptor, and virtues of his three subjects, expressed a fear that to purchase the busts would be to act in violation of the law. the parish had lost the law-suit with reference to the expenditure for a pyrotechnic display, and he feared another law-suit would be the result of a vote to purchase the busts? He suggested that the members of the assembly should purchase the busts privately and present them to the parish.

Mr. P. BINET contended that the parish was at liberty to dispose of its funds at its own discretion. The money expended for fireworks had naturally ended in smoke, but the object of the petition was of a far different nature. Mr. Sohier had been born and bred in Jersey, and he had attained considerable eminence as an artist. He was not a beggar, but neither was he in the most comfortable position, and it was their duty as citizens to support his talents.

Mr. C. SOREL suggested that a vote be taken, when it would be seen whether any opposition existed.

Mr. C.J. BENEST observed that the whole island was indebted to the bravery of Major Pierson, and that Bishop Jeune was a Jerseyman. He proposed that the assembly of the Governor, Bailiff, and Jurats be requested to pay half the amount.

Jurat DE GRUCHY did not think there was much hope that the assembly of the Governor, Bailiff, and Jurats would accede to such a request. Many fixed charges were placed to its account and the amount at its disposal this year would hardly be £6,700, against £8,000 in former years. He advised the meeting not to make the proposed application.

The proposition to purchase the busts was adopted nem. con.

British Press & Jersey Times 20/8/1879

 

Bishop Jeune by Sohier